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Emploi : la région IDF passe à l’offensive

07/07/2015

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L’emploi, c’est le principal cheval de bataille du gouvernement, la victoire symbolique à remporter. Alors, tel un général ordonnant ses soldats, il charge les régions de relayer et concrétiser ses objectifs.


C’est pourquoi Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France et par conséquent en première ligne de la bataille contre le chômage, entouré d’une équipe de choc constituée d’Henriette Zoughebi, Hella Kribi-Romdhane et François Kalfon, a tenu à détailler son plan d’action.

 

1. A l’aide des CFA franciliens.

Depuis le vote de la loi « Sapin » de mars 2014, le monde de l’apprentissage est aux aguets. En effet, cette nouvelle directive modifie considérablement l’allocation des aides versées aux centres de formation. Une nouvelle donne qui n’arrange pas vraiment la région IDF, qui voit diminuer les ressources de  60 % de ses centres (soit 78 CFA), dont 30 % de manière drastique. Ces centres sont de fait menacés de fermeture, d’où l’appel de la Région à une aide du gouvernement.

Or, celui-ci a tout intérêt à prendre au sérieux le cas francilien s’il souhaite atteindre son objectif de 500 000 apprentis sur le territoire : l’Ile-de-France concentre en effet 20 % des effectifs. En attendant un possible geste de la part du ministre du travail, François Rebsamen, la région va adapter ses outils afin d’équilibrer le versement des taxes d’apprentissage, en récupérant le « trop perçu » des centres les plus aidés pour renflouer les autres avant naufrage.

 

2. La bête noire du décrochage scolaire.

D’après les chiffres fournis par la région, le phénomène du décrochage scolaire prend de l’ampleur en Ile-de-France avec environ 25 000 jeunes concernés. Si de nombreuses structures existent déjà (E2C, apprentissage…), le gouvernement régional s’engage à mettre en place des espaces de dialogue et de concertation visant à concentrer l’aide apportée aux jeunes en difficulté. Plus de détails seront sans doute apportés lors de la commission du 10 juillet.

 

3. Orientation choisie, insertion réussie.

L’orientation en IDF, ce sont actuellement 20 000 professionnels répartis dans plus de 800 structures et 1 500 lieux d’accueil. C’est surtout, pour le gouvernement, un moyen de sécuriser les parcours professionnels en s’assurant que chacun choisisse –et non plus subisse– les différentes évolutions de sa carrière.

Aujourd’hui, la multiplicité des acteurs (Etat, collectivités territoriales, associations…) rend l’accompagnement opaque et souvent cloisonné. L’IDF, placée au cœur de la question par la loi Sapin, entend faciliter l’accès à une aide d’orientation via l’implantation d’un lieu généraliste d’accompagnement par département (type « Maisons de l’emploi ») et favoriser la compréhension du système pour les particuliers désireux d’y faire appel.

 

Ces trois axes hautement stratégiques s’accompagnent de mesure en faveur de la mobilité professionnelle et de la formation des personnes détenues.


 

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