Le chef de l’Etat reçoit les partenaires sociaux pour évoquer la formation par apprentissage, suite à la crise sanitaire. Des annonces devraient être faites ce jeudi 4 juin. L’emploi des jeunes est un véritable challenge et les enjeux liés à ce mode de formation sont immenses. Les attentes des jeunes, des futurs apprentis et des apprentis sont fortes. L’Association Nationale des Apprentis de France attend des mesures en faveur des jeunes pour relancer l’apprentissage, au-delà des mesures en direction des entreprises. Des propositions ont été transmises au Ministère du Travail fin mai, restées sans retour.
Un soutien de tous les acteurs de l’apprentissage, dont les apprentis
Afin d’éviter une chute du nombre d’apprentis à la rentrée, l’ANAF est consciente de la nécessité d’inciter financièrement les entreprises à recruter. Malgré un coût d’ores-et-déjà faible, certaines organisations proposent de le réduire considérablement, à travers des aides financières peu conditionnées. Cette mesure pourrait dévaloriser ce mode de formation ainsi que les jeunes, devenant alors contre-productive. L’incitation financière doit impérativement être associée à un accompagnement réel et qualitatif des apprentis au sein de l’entreprise. Malheureusement, l’association constate encore trop souvent que de nombreux jeunes ne sont pas correctement accompagnés et suivis au sein de leur entreprise. Les processus d’accueil sont parfois inexistants et les missions confiées peu intéressantes. Réduire à néant le coût risque alors d’accentuer le peu d’intérêt porté par certains employeurs à ses apprentis, si des conditions d’accompagnement ne sont pas imposées.
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