Si cumuler plusieurs emplois est une pratique bien connue aux Etats-Unis ou en Allemagne, elle n’est pas encore inscrite dans l’imaginaire collectif français.
Sur plus des 2000 personnes ayant répondu à la question « Devez-vous cumuler un deuxième emploi pour arrondir vos fins de mois ? », ils sont 28,39 % à répondre positivement et près d’un quart à avouer y réfléchir.
Autrement dit, jongler entre deux postes est aujourd’hui une réalité vécue ou considérée par plus de la moitié des actifs.
On compte aujourd’hui 2,3 millions de pluri-actifs, un chiffre qui a plus que doublé en dix ans. Temps partiel, activités freelance, travail de nuit ou les week-ends, cette banalisation du cumul professionnel n’est pas un symptôme de bonne santé économique. Elle montre aussi que les Français (et en particulier les Françaises, plus nombreuses sur le marché des temps partiels subis) sont prêts à des efforts considérables, cela va à l’encontre des idées reçues sur l’absence de valeur travail.
Cette nouvelle tendance ne devrait pas tarder à poser de grandes questions structurelles concernant l’encadrement juridique, fiscal et sanitaire des travailleurs.
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